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Comment organiser le travail du sol en TCS ?

Le 17-06-2009 par F. Thomas - Revue TCS ( )

Les conseils techniques de la revue TCS pour le travail simplifié du sol

Dans une approche de simplification, le peu de travail du sol sera organisé autour du futur positionnement de la graine. Un travail de structuration sous la graine est parfois nécessaire.

La zone en dessous de la graine :

Elle ne doit pas être meuble mais suffisamment poreuse pour assurer un développement harmonieux des racines, mais aussi un bon fonctionnement du sol. L'exigence des cultures est variable : les céréales à pailles préfèrent un sol rappuyé alors que le tournesol, le maïs et le colza demandent une bonne porosité. Cependant, cette zone est sensible à la compaction par le trafic, surtout dans les premières années de transition et dans les sols à tendance limoneuse. La limitation de la pression sur le sol, en réduisant les passages en conditions à risque, modifiant l'attelage des outils, en modulant la pression de gonflage et modifiant les pneumatiques, est essentielle. Ensuite, si cela est nécessaire (profil cultural), un travail de fissuration sur les cultures à risque permet de sécuriser la continuité structurale. Ce travail ne doit pas bouleverser les horizons et surtout ne pas être trop fin. Ainsi, il est préférable d'intervenir avec des fissurateurs travaillant avec des dents obliques courbes ou à plat, à vitesse réduite et sur sol pas trop sec.

La qualité du travail de surface

C'est également un élément fondamental du système. C'est le moyen indispensable de garantir, au travers du faux semis, le maximum de levée de repousses et d'adventices, de faire évoluer les pailles en surface si le semoir n'est pas adapté à des résidus importants, de niveler le sol et de limiter les populations de certains ravageurs comme les limaces. Enfin, le travail superficiel permet un réchauffement du sol au printemps, et permet de conserver de l'eau en été après les récoltes. Cette eau peut être très utile pour faire lever des colzas ou des couverts végétaux, entre autres. Pour un résultat optimum, ce travail, qui peut être réalisé en une ou plusieurs interventions, ne doit pas dépasser la future profondeur de semis pour préserver les remontées d'eau capillaires et pour obtenir un positionnement régulier de la graine. De plus en plus de nouveaux outils permettent d'atteindre cet objectif avec des disques indépendants, des dents et socs Delta, ou des peignes, le tout avec un contrôle de profondeur assuré par des roues et rouleaux. Cependant, des outils plus classiques et même animés peuvent, bien que moins performants, fournir un résultat suffisamment proche de cet objectif agronomique.

La qualité du semis

Simplification du travail du sol ne signifie pas semis bâclé avec surcoût de semence. Au contraire, beaucoup d'outils sont aujourd'hui capables de positionner toutes les graines dans le meilleur environnement pour une levée régulière et homogène. Il faut cependant veiller à ce qu'il y ait le minimum de contact entre les résidus (qui doivent rester en surface) et la semence, afin de limiter les problèmes de toxicité et de faim d'azote et ensuite refermer correctement le sillon pour assurer un bon contact sol graine, et surtout, éviter de laisser une zone favorable aux limaces. Il est possible d'obtenir ce lit de semence en décomposé, en combiné ou en semis direct, selon le type de sol, le niveau de résidus en surface et les équipements disponibles.