Le contenu de cette page nécessite une version plus récente d’Adobe Flash Player.

Obtenir le lecteur Adobe Flash

puce_orange.gif
Vidéo : essai d’une bineuse guidée par caméra

Le 15-07-2010 par S. LENOBLE - M. BIAU (le Paysan Tarnais )

Mercredi 7 juillet, Jean-Yves et Norbert Esclapez, producteurs bio de volailles sur Montgaillard, accueillaient chez eux une démonstration de bineuse Steketee. Retour en vidéo sur cette démonstration.

Jean-Yves et Norbert Esclapez sont producteurs bio de volailles sur Montgaillard. Mercredi 7 juillet, ils ont essayé sur quelques parcelles de maïs, une bineuse Steketee guidée par caméra numérique. La chambre d’agriculture avait, à cette occasion, invité les agriculteurs du secteur spécialisés dans les techniques culturales simplifiées à se joindre à la démonstration. Une demi-douzaine de producteurs sont venus se faire une idée de la machine en condition réelle.

La bineuse Steketee présentée se compose de deux cadres. Le premier est fixé sur les bras de relevage du tracteur. Le second, actionné par un vérin à double effet, suit les rangs de la culture. Cette partie hydraulique est commandée par caméra. La course entre la position gauche et droite de la bineuse est de 40 cm. Pour Jean-Yves et Norbert Esclapez, c’est l’assurance d’avoir une meilleure qualité de travail qu’avec leur bineuse classique.

Cet essai a aussi été l’occasion de tester l’efficacité de la machine sur :

- le désherbage inter-rang avec deux types d’outils :

• 1 dent qui couvre toute la largueur de l’inter-rang ;

• 3 socs à ailettes ;

- le désherbage sur le rang avec trois dispositifs différents :

• une sarcleuse à doigts courts : des doigts rotatifs avec deux roues de diamètres différents, une équipée de dents en métal et l’autre de dents en polypropylène courtes ;

• une sarcleuse à doigts longues : des doigts rotatifs avec deux roues de diamètres différents, une équipée de dents en métal et l’autre de dents en polypropylène longues ;

• une rotosarcleuse : grande couronne avec des dents à ressort en acier.

Les frères Esclapez ont été convaincus par le travail de la machine. «On sent que le constructeur connaît bien ces problématiques. Si on devait l’acheter, on partirait sur les outils standards, qui sont déjà très efficaces. Pour nous, ce serait aussi l’occasion d’acquérir une machine qui pourrait passer dans d’autres cultures. Nous aimerions en effet pouvoir biner dans les céréales à paille et la féverole. Ce serait possible en restant sur écartements multiples de 26 cm.» S’ils arrivent à obtenir une subvention du plan végétal environnement (PVE) sur cet équipement, ils devraient faire l’investissement. Un petit coup de pouce qui n’est effectivement pas de trop : il faut compter environ 25 000 € pour une telle bineuse.