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Le dépérissement de la Syrah

Le 19-10-2008 par A. RENAULT (le Paysan Tarnais )

Une maladie encore mal connue

Dépérissement de la Syrah : une maladie encore mal connue

A Gaillac, les premiers pieds atteints du dépérissement de la Syrah ont été observés en 1995. Peu de parcelles sont touchées dans notre région. La SICAREX Sud-Ouest participe à des recherches afin de connaître la cause de cette maladie.

Sur une douzaine de parcelles du Gaillacois, ont été observés des symptômes de dégénérescence de la Syrah. Ce dépérissement de la vigne n’atteint que le cépage Syrah. Il a commencé à être distingué dans les vignes à partir de 1993. En 1995, il apparaît sérieusement dans l’Hérault et le Gard puis en 1997 dans l’Aude, les Pyrénées-Orientales, le Vaucluse ainsi que dans les régions de Fronton et Gaillac mais avec des dégâts moins importants. Dans certaines zones comme le Gard, cette maladie mal connue représente un véritable incidence économique

Olivier YOBREGAT (IFVV), a observé les symptômes de cette maladie dans le Tarn : " sur les jeunes parcelles de Syrah touchées, dès la troisième feuille, certains plants présentent une faible vigueur végétative au printemps. Les feuilles sont verts pâles, parfois jaunissantes ; au fur et à mesure que l’on approche de la maturation, les feuilles des pieds malades rougissent. Parallèlement, sur le tronc des souches, au niveau du point de greffe, on aperçoit des gonflements qui ont tôt fait de se transformer en crevasses. Quand le point de greffe est trop gonflé, il présente de nombreux replis (cannelures) , dont les crevasse constituent des portes d’entrée pour les champignons parasites ; il existe alors un risque d’une attaque des ceps par l’Esca et l’Eutypiose. L’hiver suivant, la souche meurt au niveau du greffon, mais le porte-greffe reste vivant et peut donner des repousses. "

Un problème de greffage

Depuis 5 ans, un groupe d’étude national, dont fait partie la SICAREX, a lancé un programme de recherches pour comprendre la cause de ce dépérissement. " L’hypothèse d’un virus a été provisoirement abandonnée ; on soupçonne aujourd’hui un problème de greffage mais il est trop tôt pour incriminer une technique de greffe. Beaucoup d’expérimentations sont en cours, avec une grande question en suspens : s’il s’agit bien d’un problème mécanique lié au greffage, pourquoi cette dégénérescence touche uniquement la Syrah ? "

Qui qu’il en soit, il existe quelques solutions pour limiter les problèmes si vos parcelles sont touchées : vu que le porte-greffe reste vivant, on peut tenter de regreffer en fente sur le porte-greffe, mais on manque de recul pour juger de la tenue des plants dans le temps. Il ne faut pas négliger les traitements d’hiver à l’arsenite de soude sur les vignes où l’on soupçonne un problème ; sur les jeunes parcelles, il faut respecter les précautions suivantes afin d’éviter l’aggravation des problèmes :

Eviter les surcharges de production en 3ème feuille, très dommageable au végétal

Ne pas apporter d’azote à la plantation et , en général, avant l’entrée en production, pour ne pas pousser à la vigueur

En cas de taille au cordon, il est parfois nécessaire de décaler leur formation en 4ème feuille pour ne pas pénaliser l’enracinement les premières années. Il faut également réaliser un ébourgeonnage soigneux qui limitera les plaies de taille

Eviter les forts rendements et les porte-greffes trop vigoureux (ex. 140 Ru)

Un gros effort de recherche est en cours mais on peut déjà attirer l’attention des viticulteurs sur deux points : les pépiniéristes ne sont pas en cause dans cette affaire. D’autre part, malgré les problèmes apparus dans les zone méridionales, il ne faut pas pour autant abandonner les plants de Syrah, cépage très qualitatif dans certains terroirs, mais il faut tenter de limiter l’apparition des symptômes en respectant les quelques précautions.

Consultez un article de l'IFVV sur le sujet

Consultez la fiche technique de l'IFVV sur le sujet