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Pâturage d’automne cette année, attention au surpâturage !

Le 29-09-2010 par J-B MIS (Chambre d'Agriculture )

Un pâturage trop sévère en cette période pénaliserait le démarrage de la végétation au printemps prochain.

vaches-laiti-res-paturage.jpg On entend dire par de nombreux éleveurs que l'herbe d'automne n'est pas très bonne, pourtant ceux ci ont tout intérêt à prolonger le plus longtemps possible le pâturage des animaux en fin de saison. Minimiser le coût alimentaire, réduire le travail, économiser les stocks (fourrages et concentrés) et la paille… les avantages sont nombreux. Sa composition (ex : RGA+TB = 0,94UFL, 142g PDIN et 106g PDIE) lui permet à elle seule, sur des périodes allant du mois d'octobre et de novembre en plaine, c'est à dire tant qu'il ne gèle pas, de couvrir largement les besoins des vaches allaitantes, et une grande partie de la production des vaches laitières (20 à 25 kg de lait). Par contre sa teneur en eau et en azote soluble, est souvent plus élevée que celle de printemps.

Pour faire consommer le maximum d'herbe aux animaux le matin, il est impératif de limiter la distribution à l'auge avant leur sortie et de réaliser une nouvelle transition alimentaire comme au printemps, puisque les animaux ont consommés des fourrages conservés (foin et ensilage) tout l'été. Tant que la portance des sols est bonne, le pâturage d'automne et même d'hiver, peut complémenter la distribution à l'auge. Lorsque les sols ne sont plus portants, ou qu'il n'y a plus d'herbe, les animaux seront rentrés définitivement en bâtiment. L'herbe d'automne mérite une exploitation rase (hauteur d'herbe environ 5 à 6 cm à la sortie des animaux de la parcelle) afin de favoriser les repousses de printemps, car l'accumulation importante de matières végétales sur pied avant l'arrêt de végétation est préjudiciable à la qualité de la repousse (pourriture du feuillage, maladies...).

Pâturage raisonné !

Toutefois on évitera le surpâturage (ne pas descendre en dessous de 5 cm) qui dégradera rapidement la prairie par piétinement puis par l'envahissement d'espèces fourragères peu productives (agrostis, pâturin, plantains, mousses...). Les bonnes graminées ont besoin de se retaper avant les grands froids, sinon la praire sera envahie par les adventices (présence de trous) dès le printemps prochain. La conduite du pâturage tournant sera identique à celle du printemps. La seule différence sera la taille des parcelles qui devront être plus grandes (chargement de 2 à 3 vaches par hectare pas plus) et on respectera un temps de repousse d'au moins un mois, car à cette période l'herbe pousse plus lentement (chute des températures nocturnes).