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Denise Walser - témoignage vidéo d'une femme salariée viticole

Le 05-11-2009 par JM. SERIN (ASAVPA )

Denise Walser, 54 ans, est salariée viticole polyvalente sur Campagnac, dans le Tarn. Elle donne ici des conseils aux autres femmes qui voudraient travailler dans l'agriculture.

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Denise Walser, témoignage d'une salariée agricole

Comment êtes-vous arrivée dans l'agriculture ? Et dans cet emploi ?

Quand on est arrivé dans le Tarn avec mon mari il y a quatre ans, j'ai trouvé une plaquette Agriservices à l'ANPE qui m'a permis de m'intéresser à l'agriculture, puis j'ai été orientée vers la MFR de Bel Aspect pour une formation de six semaines. Mes parents étaient agriculteurs, j'avais cette base de connaissance. Ensuite, Agriservices m'a placé chez trois agriculteurs différents pour trois semaines de stages et c'est comme ça que j'ai commencé l'activité de salariée agricole. J'ai constaté que la conduite de tracteur était indispensable pour travailler en agriculture et la formation un plus pour les compétences.

Quel est votre quotidien dans ce métier ?

Je suis très polyvalente et c'est important. Ce sont des travaux manuels avec la taille de la vigne, l'épamprage et tous les travaux qui se font en vigne avec la conduite du tracteur, puis la préparation des bag in box, l'étiquetage, l'encartonnage des bouteilles et le service au caveau. Il faut être résistante à l'effort et aux différentes conditions météorologiques où l'on se rend compte que le chaud n'est pas moins difficile que le froid à supporter, c'est important à prendre en compte.

En quoi est-ce particulier d'être femme et salariée agricole ?

D'être une femme, c'est particulier parce que l'on est très isolée en tant que femme. Depuis quatre ans que je travaille dans les vigne, je n'en ai pas rencontré d'autre, si ce n'est pour les vendanges et éventuellement l'attachage, sinon je suis toute seule au milieu de l'équipe d'hommes. Après le métier est le même avec ses difficultés, il faut tout simplement être résistante. Les douleurs aux poignets et aux dos sont les mêmes pour les hommes et pour les femmes. La particularité c'est peut-être juste d'être acceptée au départ, un fois que c'est fait, il n'y a plus de problèmes particuliers.

Quel conseil pourriez-vous donner à une autre femme qui irait travailler dans l'agriculture ?

C'est très important de passer par la formation professionnelle. Les employeurs sont bien content que l'on ai les compétences minimales requises pour les métiers qu'ils proposent. Il faut bien avoir réfléchi son choix avant, en sachant que c'est difficile physiquement et qu'il faut accepter des horaires variables en fonction des saisons, ensuite il ne faut pas hésiter, il n'y aucune raison de ne pas y aller.

Quel est le plus grand défi que vous ayez rencontré en tant que femme salariée agricole ?

C'est certainement d'être acceptée dans ce milieu masculin. En formation conduite de tracteur, j'étais la seule femme, les autres stagiaires m'ont regardé bizarrement en se demandant ce que je faisais là ! Ensuite, quand j'ai manœuvré le tracteur, c'était pareil, ils attendaient de voir ce que j'étais capable de faire. Une fois ce défi relevé, plus aucun problème, la formation s'est très bien passée. Ensuite, j'avais une autre difficulté, c'était de trouver le premier emploi, c'était pas facile, le fait d'être une femme ne m'avantageait pas. C'est Agriservices qui m'a placé en tant que stagiaire chez un viticulteur qui m'a ensuite très vite proposé un CDI, ce qui m'a permis de faire mes preuves et de favoriser l'embauche.

Pour consulter le document, cliquez sur le lien ci-dessous:

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